Je crois, et ça je le dirai pour presque toutes sortes de sujets, qu'il est possible de révoquer en doute les règles que quelques individus définissent , produisent et reproduisent, transmettent de générations en générations de siècles en siècles, et imposent en prenant le prétexte qu'elles structurent la société. Sachant que ces règles ils les définissent selon LEURS convictions, LEURS Approches, et osent plaquer l'idée d'universalité sur leurs règles alors qu'elles viennent d'eux. Une fois que leurs idées deviennent légitimes (et ne le deviennent que parce que ceux qui s'en revendiquent ont un statut dit légitime dans notre société ex : les medecins du XIXe siècle qui ont consracré l'idée d'irréductibilité des différences hommes femmes et qui définirent les masculins et féminins, idée dont nous sommes les héritiers aujourd'hui), on fait comme si elle répondait à une évidence naturelle qui ne pourrait être remise en cause, alors qu'à l'origine, elles viennent de l'interprétation de quelques personnes. Notre société est la preuve qu'ils avaient tort de voir dans les masculins et féminins des essences intangibles.
Si ces règles de genre structurent la société, c'est en fabriquant bon nombre d'exclus, parce que ne collent à la norme que ceux dont les conditions sociales d'acquisition le permettent, et d'ailleurs ce n'est pas une nécessité de correspondre à la norme parce que si elle se veut bien souvent comme la réponse à des choses "naturelles/évidentes/logiques" elle n'est en fait que le point de départ de ce qui après elle et selon elle sera dit "naturel/évident/logique". N'inversons pas les choses. La norme ne répond à rien d'essentiel, c'est elle qui crée l'idée d'essence et qui produit tout un système causalité qui la justifie.
Ce n'est pas parce qu'un système a "toujours fonctionné" que ça lui donne une valeur absolu. Ce que l'être humain établi peut être défait par lui-même. L'être humain a créer les genres, il les défera (et NOUS le faisons défait déjà).
On en parlera encore dans un autre article...