La nature ou le déni de notre faculté de penser (2)

La nature ou le déni de notre faculté de penser (2)

"bon et alors?! ça sert à rien de dire tout ce bla bla" pourrait-on dire. Bein moi je dis que si, ce bla bla sert à se dire qu'il est archi méga giga ridicul de se comporter en simple mamifère en expliquant tout ce qui nous arrive pas notre" nature de femme" ou notre "nature d'homme", au lieu de réfléchir sur ce qui dans notre manière d'interprêter la nature a créer socialement des identités de femme et d'homme.
On jouierait d'une plus grande liberté si on savait qu'il n'y a rien d'imposé mais que nous avons tout simplement la possibilité de choisir d'être...des êtres qui pensent. L'intelligence n'est pas plus chez les hommes que chez les femmes, pas plus chez les blancs que chez les noirs, pas plus chez les hétéro que chez les homos etc. Les écarts dans l'échelle sociale s'expliquent historiquement par des privilèges que des groupes se sont accordés (avec l'argent par exemple et se sont tranmis). Rien de naturel en un homme noir ou arabe, ou en une femme quelque soit sa couleur ne peut l'empêcher de penser. Il faudra simplement que son cheminent dans la société l'ait permis. Ce n'est pas la nature qui a donné du sens aux différences.

"Mouais mouais.. bah p'tètre pour l'intelligence, mais qu'essse tu diras des hormones, chui désolé ms les hommes ont plus d'énergie avec la testostérone, on apprend ça en bio! c'est pour ça qu'ils ont plus de désirs!"

Hum...erreur..en bio on nous dit que l'homme possède la testostérone mais jamais on nous a dit que ça peut expliquer son comportement. D'ailleurs aucun scientifique ne peut prouver de manière indubitable que les hormones expliquent notre manière de penser, et si ça ne peut pas être prouvé de manière indubitable ça veut dire qu'on a le droit de chercher autre chose qu'une explication qui n'arrange que la moitié des êtres humains....Donc si jamais on prof de bio aurait ft croire que la testostérone explique la manière de penser, il ne serait qu'un produit des mauvaises interprétations de notre société.


"Et comment ça s'fait qu'un mec ait plus de désir qu'une meuf ! tu vois y'a des trucs qui sont purement masculin!"

Hé bien non....

1) est-ce qu'on a un appareil pour mesurer le taux du désir chez les gens ??? non, crois pas.

2) est-ce qu'il faut réellement se fier à celles qui prétendent qu'elles n'aiment pas ça ?

3)vu la façon dont on éduque les garçons (idée du sexe extérieur qu'on peut sortir ds la rue pour fr pipi ou qu'on peut toucher) et la façon dt éduque les filles, normal que les uns se sentent à l'aise avec l'intimité et les autres rencontrent des difficultés, encore que comme je disais tout à l'heure est-ce qu'il faut se fier à celles qui prétendent ne pas aimer ça, ou aimer moins ?

4) est-ce que l'idée d'un sexe soit disant intérieur qu'on véhicule pour la femme n'est pas responsable de sa soit disant libido inférieure? le sexe féminin n'est pas intérieur, il n'est pas comme celui-de l'homme mais s'il était "à l'intérieur" on aurait pas eu à critiquer les filles qui mettent des mini-jupes parce qu'elles n'auraient rien à cacher. Ridicul de penser que les filles n'ont rien à cacher ? tout simplement parce qu'elles ont un sexe extérieur. Les organes intérieurs sont l'estomac, l'intestin par exemple, on ne peut les toucher, alors que, permettez-moi, une main sur un organe sexuel féminin et on le sent bien, comme on peut le sentir si on touche nos yeux, notre nez CAR, les organes sexuels féminins ne sont pas intérieurs, cela n'a aucun sens, ils sont aussi extérieurs que les organes sexuels masculins, même si les formes diffèrent.
Le problème est que les petites filles ne savent pas qu'elles ont un orifice, si elles en étaient conscienteq elles auraient elles aussi envie de se farfouiller pour comprendre ce que c'est, mais dans l'éducation d'une fille son sexe est nié, après on s'étonne de la pudeur à outrance de certaines en grandissant.

5) et puis sincèrement, en 1920 on m'aurait dit que les femmes ont moins désir, j'aurais dit société de l'époque oblige, mais aujourd'hui quand même...soyons sérieux, les choses ont biennnn changé donc ça prouve qu'en fonction des éducations d'une époque la libido de la femme peut évoluer, donc ça n'a rien de naturellement figé.

Finissons avec les oppositions de sexes, d'éthnies, de cultures etc. Juste l'humanité, ce qui fait la différence entre nous et les autres animaux, qui ne nous rend pas meilleurs, ms qui nous offre tant de possibilités.
A ceux qui pensent que je rêve, je leur dirai que rien de ce qui est établi par l'homme ne peut être défait par lui-même...
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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 04:44

Modifié le lundi 08 décembre 2008 18:54

le féminisme, un combat égalitaire et non identitaire

le féminisme, un combat égalitaire et non identitaire
Une des critiques sur le féminisme tant à le présenter comme une sorte de combat des femmes contres les hommes.

La doctrine féministe prône l'égalité des sexes et non la domination des femmes sur les hommes. La méconnaissance des doctrines féministes amènent souvent à faire l'amalgame entre un combat pour l'égalité hommes/femmes et un combat qui reviendrait à promouvoir une identité de femme.

Je parlerai maintenant à titre personnel et je dirais que ma vision du féminisme me permet de penser que le féminisme ne peut pas défendre une certaine identité de femme car il entend justement revenir sur les carcans identitaires dans lesquels on a enfermé les hommes et les femmes et qui justifient que des rôles soient attribués à l'un ou à l'autre sexe.

Les détracteurs du féminisme s'insurgent souvent en disant : " féministes vous voulez nier les différences entre hommes et femmes, alors qu'on a besoin d'expérimenter son propre moi dans la différence avec l'autre sexe etc, c'est fondamental pour le couple etc" ce à quoi je répond en plusieurs points :

1) dire que la différence sexuelle est fondamentale pour le couple revient à dire qu'un homme avec un homme et une femme avec un femme ne peuvent pas s'épanouir dans une relation de couple car ils auraient en face d'eux des miroirs, autrement dit tous les hommes sont les-mêmes, toutes les femmes sont les mêmes, et les homosexuels vivent des relations ennuyeuses, pauvres, fades. Vous y croyez ? (certains diront que les homosexuels remplacent ces problèmes par bcp de rapports sexuels, car bien entendu les homosexuels sont les seuls à aimer le sexe et à le pratiquer souvent. Bien sûuuuuuuuuur.)

2) pourquoi vouloir constamment mettre en valeur les différences sexuelles, alors que l'on pourrait mettre en valeur les différences particulières de chaque individu indépendamment de son sexe ou de sa couleur de peau par exemple ?
Je crois fondamentalement que nous avons tous des éducations différentes, des cheminents différents, des rencontres différentes, des expériences différentes etc. tout ceci nous rend différents.
Je crois que chacun de nous est unique même si on peut retrouver chez d'autres personnes des ressemblances sur certains points. Le simple fait d'être avec un autre que soi c'est déjà expérimenter la différence, et donc l'altérité.
Un homme n'est pas obligé d'être face à une femme pour se sentir face à un "autre". A moins que ce soit deux personnes complètement clichées, stéréotypées et formatées, avoir le même sexe ne signifie pas avoir un même esprit, une psychologie, un mental identiques !
Donc même en parlant d'égalité entre les sexes il est impossible qu'un homme soit pareil qu'une femme, de la même manière qu'un homme A, ne sera jamais pareil qu'un autre homme B, ou qu'un autre homme C etc. Une femme X ne sera pas non plus semblable à d'autres femmes. Ce n'est pas le vagin qui se sent proche d'un autre vagin, mais c'est la conscience qu'on en a un qui peut créer un lien avec celles qui en un, si l'on décide que le vagin est responsable de notre façon de voir le monde. Arrêtons de prêter des intentions à la nature.

Nous ne sommes donc pas obliger de créer et de transmettre des différences juste pour que homme se sente face à un "autrui " lorsqu'il est face à une femme. Autrui est tout ce qui n'est pas moi, logiquement, indépendamment du sexe et de la couleur.

Ainsi je considère que parler d'égalité des sexes revient à parler de renoncer aux identités d'hommes et de femmes prédéfinies, et de mettre en valeur l'individualité de chacun.

# Posté le lundi 13 octobre 2008 15:35

Modifié le samedi 08 novembre 2008 04:59

Regard sur les "oubliés des violences conjugales" : les hommes

Regard sur les "oubliés des violences conjugales" : les hommes
Les hommes représentent 10% des victimes de violences conjugales. Les femmes étant concernées à 90% par ces violences ont la priorité dans la dénonciation de ces horreurs, mais il ne faudrait pas oublier la souffrance dont sont victimes ces hommes.



Pourquoi la violence physique et psychologique subie par les hommes est-elle aussi taboue ?


On peut considérer plusieurs aspects pour répondre à cette question :

- les violences conjugales concernent à 90 % les femmes et sont souvent associées à l'idée d'une nature immuable de la femme qui ne serait que faiblesse, ainsi les hommes victimes de violences conjugales ont honte d'avouer qu'ils sont aussi des victimes. Ceci dit, reconnaître la violence conjugale subie par les hommes amèneraient à voir que la violence est avant tout le fait d'une emprise psychologique du bourreau sur sa victime, plus qu'une affaire de testostérone et de supériorité physique, car l'homme battue possède cette testostérone mais se trouve impuissant devant l'emprise psychologique.

- Dans pratiquement toutes les situations la justice risque de croire la femme si elle se présente comme une victime car les violences conjugales reflètent majoritairement un idéal machiste et se veulent donc exclusivement dirigées contre les femmes

- la société refuse l'idée d'une parité hommes-femmes même dans la souffrance

- la société refuse l'idée que la violence ne soit pas exclusivement masculine, car en présentant la violence conjugale comme le fait de quelque chose (on ne sait même pas dire quoi..) d'intrinsèquement masculin, celà permet de relativiser le problème et de le justifier avec la détestable excuse du genre (= " c'est pas de leur faute, ce sont des hommes, ils ont ça en eux")

- On peut aussi présenter une autre raison qui ne ressemblent pas du tout aux autres : certaines organisations ont parfois peur de trop mettre en avant les violences conjugales lorsqu'elles sont subies par les hommes de peur d'éluder la question des violences subies par les femmes qui sont nettement majoritaires car la référence aux hommes battus est aussi un moyen de très mauvaise foi qu'utilisent les détracteurs du féminisme pour dire "qu'il n'y a pas que les femmes qui souffrent" , non pas dans le but de réhabiliter le cas des hommes battus mais pour enlever de la crédibilité aux associations qui luttent contre les violences et toutes autres injustices faites aux femmes et parfois, ceci alimentant encore la misogynie et le machisme.

Toutes ces raisons peuvent expliquer en partie pourquoi on refuse, aussi bien du côté des hommes que des femmes, d'admettre l'idée de violences conjugales subies par les hommes


IL faut réagir pour que toutes les formes de violences disparaissent, femmes mais aussi hommes victimes peuvent appeler ce numéro : 39 19




Pour un monde meilleur...


# Posté le lundi 15 septembre 2008 11:01

Quelques chiffres sur les plus grandes victimes de la violence conjugale : les femmes




En France, plus 1.5 million de femmes sont ou ont été victimes de violence conjugale, une femme meurt tous les trois jours de cette violence, selon le centre d'appel national pour les femmes battues, mis en place il y a quatre mois par le gouvernement, et qui traite 80 appels en moyenne par jour. En 2006, 168 personnes (dont 137 femmes) sont décédées en France sous les coups de leur compagnon ou compagne.

Selon Wikipedia, qui cite une étude du ministère de l'intérieur, (Étude nationale sur les décès au sein du couple - bilan des neuf premiers mois de 2006), en France, depuis les années 2000, plusieurs enquêtes nationales ont tenté de dresser un bilan statistique des violences conjugales. Les résultats de ces enquêtes sont terrifiants et ne sont que la partie visible de l'iceberg :



- En France métropolitaine, 1 femme sur dix est victime de violences conjugales [enquête ENVEFF menée sur des femmes de 20 à 59 ans, victimes au cours de l'année 1999] ;

- En France, en moyenne, une femme meurt tous les trois jours des suites de violences au sein du couple ;


- Un homme meurt tous les quatorze jours. Dans plus de la moitié des cas, la femme auteur de l'acte subissait des violences de sa part ;


- 13% de toutes les morts violentes recensées en France et dans lesquelles l'auteur a été identifié ont eu lieu dans le cadre du couple;

- 41% des crimes conjugaux sont liés à la séparation (commission par des « ex » ou séparation en cours) ;







Pour plus d'informations allez sur http://pierrechantelois.wordpress.com/2007/07/27/en-france-une-femme-meurt-tous-les-trois-jours-de-violence-conjugale/

# Posté le lundi 15 septembre 2008 10:58

Violences conjugales

Violences conjugales
A travers l'exemple de la violence conjugale, on peut aussi réfléchir sur les identités d'hommes et de femmes en tant qu'elles sont construites par la société et qu'elles légitiment la violence envers les femmes avec tout d'abord l'éducation des enfants dans laquelle on montre au petit garçon par des attittudes aux quotidiens qu'il est d'une "nature" supérieure à celle d'une petite fille (ex : "ne pleure pas, tu es un garçon, laisse cela aux filles / "tu joues au foot comme une fille"). Mal faire = faire comme une fille, donc femme selon cette idée = incapacité.

La construction du masculin se fait donc dans le rejet de ce qui est dit féminin, à savoir tout ce qui est vu comme faible, sensible, fragile, fin, grâcieux etc..Ce rejet induit inéluctablement un rejet conscient ou inconscient de celles qu'on a posé comme vitrine du féminin, à savoir les femmes. L'éducation (= parents, écoles, pratique d'un sport, télévision etc) expliquent le mépris envers les femmes lorsqu'il est avéré avec notamment la violence conjugale, mais aussi cette forme de machisme latent qui mantient notre société dans le patriarcat

Les exemples qui seront donnés plus loin ont été choisis de manière arbitraire. Il s'agit de présenter des chiffres officiels et significatifs sur les violences conjugales (coups, viols, homicides) que subissent les femmes dans diverses régions du monde, et non de porter un regard accusateur sur un pays en particulier]. Il parait aussi important de donner une place aux hommes qui sont eux-aussi victimes de violences conjugales, même si leur nombre est beaucoup plus faible que celui des femmes battues, car ils s'agit là encore une fois de souffrances pronfondes qu'il devrait être impossible d'ignorer.

On pourrait également réfléchir sur les héritages culturels qui expliquent la violence envers les femmes,
en examinant particulièrement les héritages religieux, sans s'attaquer aux croyances de quiconque (d'autant que la foi et la religion peuvent être distinguées).

ps : Mettre des photos n'a pas pour but de divertir les sanguinaires, mais il s'agit de rompre avec le tabou et d'exposer une violence que l'on refuse de voir.

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# Posté le lundi 15 septembre 2008 10:52